Insolite (3)

—– 1. D’UN SEUL COTE DU MIROIR —–

Quel mot vous vient à l’esprit lorsque vous pensez aux réfugiés ?

Le mot qui nous vient à l’esprit quand on nous parle des réfugiés c’est « l’ATTENTE ». Pourtant, les « réfugiés », comme leur nom l’indique, ne sont que des personnes qui cherchent à se rendre dans un pays qui leur semble sûr.

A ce jour, nous ne comprenons pas comment notre société traite « les réfugiés ». Que pouvons-nous dire ? Avez-vous déjà détourné les yeux d’un réfugié qui, en vous regardant, vous a  fait ressentir instantanément sa peine et son désespoir ?

Qu’a-t-on fait pour les aider ? Les avons-nous vraiment accueillis ?

NON, car laisser les gens dans le besoin, parfois plus qu’ils ne l’étaient avant, ce n’est pas les « accueillir » comme disent tous les grands chefs « politiques ». Voyez Donald Trump qui, après sa victoire aux présidentielles, annonce une loi qui est non seulement ridicule mais aussi raciste envers les musulmans.

Pour les réfugiés l’espoir se transforme en attente et l’attente et sans cesse prolongée, car sans le savoir les réfugiés se font avoir.

Un seul mot ne devrait pas pouvoir qualifier des personnes car « les réfugiés » sont d’abord des êtres humains tout comme nous, qui ont des envies et des rêves, mais ceux-ci leurs sont interdits.

Nous devons tous nous soutenir donc, au moins essayer de leur donner une vie meilleure et qu’ils se sentent protégés.

Et un jour, leur donner la parole car le fait que ce soit nous qui parlons à leur place, ressentons à la place et un peu hypocrite car nul, même en l’imaginant, ne peut dire ce qu’ils ressentent vraiment.

ETES-VOUS PRET A ECOUTER LA VRAIE HISTOIRE DES REFUGIES ?

MILISOU

—— 2. PAS D’ENVOL —— 

 Nous attendons un avion  sur une passerelle d’embarquement. Je me demande si un jour il viendra.

Je suis congolais et je voulais prendre l’avion pour fuir la guerre civile et la dictature dans mon pays, mais plus j’attends et plus je pense qu’il ne viendra jamais. Je ne suis pas seul, ma femme et mes enfants m’accompagnent.

Je suis malien. Je n’arrive pas à me nourrir ni à nourrir ma famille. Je pars pour gagner de l’argent et pour le leur envoyer.

Je suis guinéen, je ne parviens pas à poursuivre mes études dans mon pays. Je pars pour pouvoir aller à l’université.

Je suis gitan, je n’ai pas d’abri fixe et je suis maltraité dans mon pays d’origine, la Roumanie. Je pars pour trouver l’égalité des droits et la liberté.

Je suis syrien, je suis afghan, je suis érythréen….

«Je suis Donald Trump et j’interdis aux immigrés de rentrer dans mon pays».

Randy et Romain 

—— 3. ILS SONT ARRIVES —— 

Hier, 7 juillet 2017, un événement unique s’est produit. Attendue depuis des décennies, la fiction est devenue réalité. Alors que les scientifiques de toute la planète, les chercheurs les plus chevronnés annonçaient l’impossibilité de leur existence, force est de constater qu’ils se sont fourvoyés. Ils n’étaient avant que des fables pour faire peur aux enfants, des sujets de débats ou de railleries. Mais maintenant même les adultes les craignent, les chefs d’Etat les plus puissants de la planète se terrent sous leur couettes (Donald Trump le premier) craignant leur supposée force de frappe. On a pour l’instant uniquement entrevu leur armement, mais le peu qu’on a pu distinguer suffit à effrayer tout un chacun qu’il soit de Calcutta, Bangkok ou Berlin. Car, n’en déplaise à Orson Wells, ils sont arrivés. Et « ils » ce sont les aliens.

Il était 13H39 quand la première interférence s’est manifestée. John Casbow, premier commandant de l’aéroport M.L. King, à Atlanta, nous dit qu’il s’agissait d’un « bruit perçant, puissant, presque lugubre ». Dans la tour de contrôle, les murs ont presque tremblé tant la décharge sonore était forte. Jessica, alors présente dans le hall d’embarcation, indique « un bruit fruste, inintelligible, incomparable à quoi que ce soit ». Les quelques secondes qu’a duré cette décharge passées, les voyageurs, d’abord éberlués, ont continué à vaquer à leurs occupations comme 5 minutes auparavant. Mais rien n’était fini.

Deux heures plus tard, l’officier Jeff Bully fut le premier témoin de ce qui allait devenir un événement planétaire. Alors sur la piste de décollage, Bully aperçut une longue et fine forme noire dans le ciel. Evidemment, cela ne pouvait être qu’un avion. Nous étions dans un aéroport, rien de plus logique. Cependant, la forme noirâtre n’avait rien d’un Boeing. Sur la piste, chose rare, aucun avion ne se préparait à décoller. Bully eut donc le temps d’alerter Casbow et d’autres dirigeants de l’aéroport. Ce qu’ils virent restera marqué dans leur mémoire.

Pour Casbow, c’était « une anguille gigantesque fine comme une lamelle ». Bully, lui, préfère qualifier la chose de « vaisseau énorme, long comme un requin ». Il remarque aussi « l’absence de moteur ». Le vaisseau avançait tout seul avec une grande fluidité. Intrigués par la présence de ce vaisseau titanesque que l’on aurait dit sorti de Rencontre du troisième type, les badauds affluèrent. D’après l’un d’eux, aucun mot ne fut échangé, un silence royal régnait. Finalement, « l’anguille » se fixa une cinquantaine de mètres au-dessus du sol. Casbow eut alors l’idée lumineuse (d’après Bully) d’affréter une passerelle d’embarcation. La trentaine d’observateurs grimpa donc les marches de l’escalier et put se rapprocher du mastodonte aérien. Hébété, personne n’osa prononcer quoi que ce soit. Personne ne tenta même d’établir un contact. Car la vraie question, sur toutes les lèvres, était : « Y a-t-il des passagers ? » La réponse ne se fit pas désirer. Quelques minutes après, un nuage de fumée descendit du vaisseau. Dans ce nuage s’évaporait un message écrit dans le plus pur anglais. Sa simplicité, aussi rassurante qu’effroyable, contenait la phrase suivante : « We are here ». (Nous sommes là)

A minuit, l’heure où ce journal fut bouclé, nous n’avions aucune autre information provenant du vaisseau. L’armée américaine et celle de l’ONU ont encerclé l’aéroport M. L. King et la ville d’Atlanta est en cours d’évacuation. La panique internationale s’amplifie chaque minute, déclenchant des émeutes de part le monde. Ce monde qui espère que les nouveaux voisins ressembleront davantage à E.T qu’à ALIEN et qu’une guerre des mondes ne se profile pas. L’espoir fait vivre, dit la maxime. Espérons encore et encore alors, pour repousser cette échéance que tout le monde redoute : celle où la Terre s’arrêtera.

Matthieu Bourlat


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